Hellal entre dans la cabine téléphonique : autant vérifier que le poste est toujours disponible avant de se déplacer, même s'il n'est qu'à quelques mêtres de l'entreprise qui le propose. Confimation de la secrétaire : oui, le poste est toujours à pourvoir, et oui, bien sûr qu'il peut se présenter immédiatement s'il est intéressé...

Comme son nom et son physique l'indiquent, contrairement à sa voix et à sa diction parfaite, Hellal est d'origine algérienne. Quand il se présente dans la société, la secrétaire se confond en excuses, avec un sourire crispé et forcé : désolé, le poste vient d'être attribué à l'instant, je vous ai fait déplacer pour rien... Pas grave ma p'tite dame, bonne journée.

Hellal retourne dans la cabine téléphonique, compose de nouveau le numéro, et demande si l'annonce est toujours valable. La secrétaire lui demande son nom, elle a retenu la leçon de son erreur passée. Je m'appelle Christophe Durand. Et bien, oui, effectivement, le poste est toujours disponible monsieur, vous pouvez passer quand vous voulez dans la journée si vous êtes intéressé. Pas de problème, répond Hellal, je suis tout près en fait, j'arrive de suite.

Je vous laisse imaginer l'embarras et le visage défait de la secrétaire quand elle a vu arriver "Christophe Durand".
Hellal n'est pas parvenu à conserver son calme, c'est légitime bien que regretable :difficile en effet d'obtenir gain de cause ensuite quand on a ravagé un bureau et insulté ces occupants, même avec une bonne raison...

 

Mélanie, jeune française de 16 ans se présente à 23 heures avec une amie à l'entrée d'une boîte de nuit.
Les gens devant elle entrent sans problème. Quand vient son tour, le videur lui dit :
- Non, mademoiselle, désolé, mais vous ne rentrez pas.
- Pourquoi ? lui demande Mélanie.
- Votre tenue n'est pas conforme, lui répond le videur.
- Ok, je vais aller en changer alors, dîtes-moi ce qui ne va pas.
- Ecoutez, ça n'est pas nécessaire, vous ne rentrez pas, c'est tout.
- Pardon ? Je suis d'accord pour me changer...
- Ça ne changera rien, partez s'il vous plaît, vous gênez la passage.

Mélanie se pousse gentillement, et quand tout le monde est entré, revient à la charge :
- Pourquoi vous ne me laissez pas entrer ?
- Ne faîtes pas d'histoire, et partez s'il vous plaît.
- Dîtes-moi d'abord pourquoi vous ne voulez pas me laisser entrer, insiste Mélanie.
- Parce que vous n'avez pas un physique agréable, lui répond enfin le videur.

 

Ces deux histoires sont vraies, bien évidemment, je n'ai même pas pris la peine de changer les prénoms.

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